Mon regard sur le Cap-Vert

Mon regard sur le Cap-Vert
Pour moi le Cap-Vert est une perpétuelle découverte une infinie recherche de se qu'est le Cap-Vert, une véritable passion et un amour depuis plus de dix ans, pour t'en parler différemment avec mes mots je te propose de lire un texte que j'ai écrit ...une sorte de poésie...


Cap-Vert te souviens-tu de notre rencontre ?

Moi oui, comme si c'était hier. Ce jour là, il faisait chaud et sec comme a ton habitude. Une brise cirée du grand large me caressa le visage d'une douce sensation de dépaysement et d'aventure. Ton ciel magnifiquement dégagé était d'un bleu profond aussi profond que tes eaux d'humeur changeant abritent, tantôt calme et reposée tantôt furieuse et déchaînée...

Comme les premiers pas maladroit d'un petit enfant, je me suis rapproché doucement, et très rapidement une immense envie de tout connaître sur toi a ceinturé mon moi pour ne plus le relâcher. Quel bonheur d'être prisonnier d'une telle entité. Alors voilà, je suis condamné à t'aimer ! Douce sentence, je l'avoue je n'ai rien tenté ni essayer pour échapper à ton agréable emprise. Je resterais dorénavant avec toi et en toi comme le II qui font I.

Et depuis, ces moments passés près l'un de l'autre me rassurent sur le fait que je suis comme une personne privilégiée de te connaître de te côtoyer et pouvoir parler de toi avec passion. Je peux le dire avec certitude, tu rythmes ma vie et tu es la raison de tous mes efforts. Il n'y a pas un jour ou mon esprit ne s'évade dans tes bras, rien ne m'empêchera de respirer ton air au-delà de tout obstacle d'océane de mauvaise volonté. Rien ne freinera ma passion pour toi...

Ton histoire ma touché, tes sourires émerveillés, tes formes je les rêves toutes les nuits, je parcours tes côtes avec prudence et respect, ton parfum ennivrant m'entraîne au delà de tout, de toute raison, de toute folie...

Les peu de jour près de toi, je les savoure comme si c'étaient les derniers, et quand il est temps pour moi de repartir, mon c½ur pleure comme si une grande vague emportait mon âme pour la garder rien que pour elle, et la peur de ne plus pouvoir te revoir me consomme de l'intérieur. Mais l'espoir peut être du retour est plus fort... le retour pour encore mieux t'aimer, te rêver Cabo Verde.

Florian.

(Photo by Florian Kavaz © 2006 Porto Gouveia un matin à 6h)

# Posté le mardi 22 janvier 2008 08:54

Modifié le dimanche 15 mars 2009 11:50

Bon ok une petite présentation officielle des îles s'impose (partie 1)

Bon ok une petite présentation officielle des îles s’impose (partie 1)
L'histoire du Cap-Vert ressemble à un roman avec ses suspens et ses rebondissements, ses périodes d'ombre, ses joies, ses peines et ses mystères qui ne seront surement jamais percés.

Selon la thèse officielle, la découverte des première îles, Sam Jacobo devenue Santiago, Filipe devenue Fogo, Ilha de las Mayas devenue Maio, Sam Cristovão devenue Boa Vista et Ilha Liana devenue Sal... eut lieu en 1460 sous le règne de Afonso V par Antonio da Noli.
Mais il existe plusieurs controverses à propos de cette découverte. En effet qui des trois navigateurs : Le Vénitien Ca'da Mosto, Le Génois Da Noli ou Le Portugais Diogo Gomes fut le premier à atteindre l'archipel ???
Il y aurait des contradictions dans les livres de bord de Ca'da mosto qui prétend avoir atteins Santiago en 1456, et aurait tenté d'abuser de la crédulité de l'Infante Henrique. (voir : Voyages en Afrique Noire, d'Alvise Ca'da Mosto (1455-1456), en se qui me concerne je ne pense pas...je retien donc Ca'da Mosto

mais officielement la plus par des historiens retiennent généralement Antonio da Noli comme le vrai découvreur de l'île de Santiago, découverte qu'il fit en compagnie de Diogo Gomes.

Pour les autres îles, elles ont été découvertes plus tard, en décembre et janvier 1461/62 par Diogo Afonso.
Les descriptions que font ces explorateurs montres des terres vierges. Or il est fort potable qu'elles avaient déjà été visitées par les Phéniciens, les Arabes et des pêcheurs du Sénégal, même si elles n'étaient pas habitées...

( Gravure Cidade Velha 1635)
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 10:51

Modifié le dimanche 15 mars 2009 11:54

Esclavage (histoire partie 2)

Esclavage  (histoire partie 2)
Antonio da Noli eut donc pour tâche de peupler l'archipel. Le Royaume du Portugal y fonda alors un comptoir qui prit de l'importance grâce à la traite des esclaves. Il y envoya quelque familles nobles auxquelles de nombreux privilèges furent accordés. Le peuplement commença avec des Génois et des Portugais originaires de l'Alentejo et de l'Algarve.
Les colons commencèrent un fructueux commerce triangulaire entre l'Afrique toute proche où ils allaient chercher des esclaves, Amérique ou ils les revendaient contre des produits agricoles qu'il ramenait et négociaient en Europe. Les îles développèrent la confection de pagnes de coton (panos), parures très appréciées chez les roitelets de la côte africaine qui les échangeaient conte des esclaves.
Le Cap-Vert fut alors le haut lieu de la traite dans l'Atlantique au profit de ces quelques familles privilégiées. La colonie européenne y était nombreuse et puissante. Le trafic d'esclaves entre côte de Guinée et Santiago commença en 1461, mais les années 1475-1575 constituèrent l'age d'or de ce triste commerce.
Il est très difficile et quasiment impossible de donner un nombre même approximatif du total des esclaves qui ont transité par le Cap-Vert et ceux qui ont servi au peuplement des îles.
Santiago fonctionna pendant un certain nombre d'années comme un entrepôt d'esclaves.
Les premiers furent orientés vers l'Europe (Portugal, Lisbonne, Madère, Canaries, Séville, Cadix...), ensuite un grand nombre fut déporté vers les Antilles, Cuba, Saint-Domingue, la Barbade, le Brésil, l'Honduras, le Venezuela ... après avoir reçu le baptême et quelque rudiment de Portugais.

En plus de quelque familles de nobles, des condamnés de tous ordres furent envoyés pour purger leur peine dans l'archipel. Le nombre d'homme étaient largement supérieur à celui des femmes, la majorité des Européens entretinrent des relations avec des femme noires, esclaves ou libres, ce qui entraîna la naissance de nombreux métis et le début de la capverdianité...
Au XVIIIe siècle, la situation politique changea et les îles ne se trouvèrent plus dans l'axe du commerce esclavagiste. D'autre comptoirs s'installèrent sur les côtes de Guinée et du Bénin et furent reliés directement à Europe et à l'Amerique sans que les bateaux fassent escale à Santiago et y paient des taxes.
La campagne abolitionniste commença en 1773 et fut longue et difficile. Dans tout le pays se créèrent des groupes d'opinion favorables à l'idée de l'abolition du trafic, mais trop nombreuses étaient encore les personnes directement ou indirectement liées au commerce.
Finalement entre 1853 et 1854, plusieurs décrets furent publiés afin de préparer l'abolitions définitive de l'esclavage...c'est donc en 1869 que les dèrniers esclaves furent libérés avec pour obligation de servir leurs maîtres jusqu'en 1878, mais le 29 avril 1875, l'abolition définitive fut décidée pour 1876 avec une période de tutelle de 2 ans durant laquelle les esclaves libérés devaient donner la préférence à leurs anciens maîtres...
Entre temps le pays connut des sécheresses terribles fraisent des dizaines de milliers de morts et contraignant la population à l'émigration. Dès la fin du XVIIIe siècle , les baleiniers americains firent escale dans les îles de Brava, Fogo et S.Nicolau sur lesquels de nombreux jeunes gens s'embarquèrent pour échapper à leur terrible destin, d'autre partirent vers les plantation de cacao de S.Tomé et Principe ou d'autre colonie Portugaises, librement ou contraints.

(Photo by Florian Kavaz © 2003 Fort Real de São Filipe en dessu de Cidade Velha)
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 12:47

Modifié le mardi 22 janvier 2008 19:42

Cidade Velha (Ribeira Grande)

Cidade Velha (Ribeira Grande)
Alors appelée Ribeira Grande, Cidade Velha fut une ville importante qui comptait, au milieu du XVIe siècle, plus de 500 maisons en pierre. Longtemps un port et escale obligé dans la navigation Atlantique vers l'Orient, l'Amérique et l'Europe, elle fut sans doute le berceau de la langue créole et de la culture capverdienne...

Cidade Velha est située à 12km à l'ouest de Praia (Capital du Cap-Vert) à l'embouchure d'une des plus belles vallées de l'île, elle offrait de l'eau en toute saisons, on a peine à l'imaginer car les eaux ont été détournée en amont afin d'alimenter la ville de Praia...la rivière ne coule plus qu'à l'occasion des gros orages de mousson, ce qui ne l'empêche nullement d'être une luxuriante oasis. A l'époque, il s'agissait de l'une des meilleures aiguades de l'archipel, ce qui explique aussi l'importance de son rôle d'escale pour le ravitaillement des navires.

C'est là que les navires négriers y préparaient la grande traversée vers l'Amérique. La ville se développa à la fois comme capital administrative et religieuse puisqu'elle devint siège épiscopal en 1533. Elle fut la première capitale, la première cathédrale, le premier évêché, et le port le plus importants d'Afrique occidentale.

Les raids de corsaires, comme celui de sir Francis Drake en 1585, furent toujours dramatiques, mais surmontés. Un premier coup lui fut porté lors en 1647, sur décision royal, elle perdit son rôle d'entrepôt d'esclaves et son monopole de la traite. Cinq ans plus tard, Praia, plus facile à défendre, devenait capitale officieuse, mais l'attaque de Jaques Cassard porta le coup de grâce. Le corsaire Nantais, émule de Duguay-Trouin, mit le 4mai 1712 à sac et incendia la ville, qui ne s'en releva jamais. En 1724 la capitale fut transféré définitivement à Praia et Ribeira Grande fut peu à peu abandonnée jusqu'à devenir la cidade velha, l'ancienne ville.

Cidade Velha revit. Le programme de réhabilitation qui a démarré dans les années 1990 redonne des formes et un passé aux murs écroulés et noyés sous la végétation. Petit à petit, les bâtiments retrouvent leur allure.
Aujourd'hui la vie agricole est soutenue par la demande de Praia en produits frais, l'état vient d'en faire le chef-lieu d'un nouveau municipe, et elle va pouvoir développer une politique locale plus autonome.

(Photo by Florian Kavaz © 2006 porte du couvent de S.Francisco à Cidade Velha)
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 19:14

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 18:07

Pelourinho

Pelourinho
Ombragé par les cocotiers, la Place du pilori s'ouvre sur la mer. A l'opposé, les façades de l'hôtel de ville, la prison et l'église Na Sra da Conceiçao la séparent de la ville. A l'ouest, c'est le lit de la rivière qui la délimite.
Légèrement décalé vers la mer, le pilori, qui aurait été érigé en 1520 est en marbre blanc de style manuelien, il était le symbole du pouvoir municipale et de l'ordre esclavagiste...
Les esclaves récalcitrants qui avaient tenté de s'enfuir étaient publiquement punis, attachés au pilori.

(Photo by Florian Kavaz © 2006 le Pilori de Cidade Velha)
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 19:39

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 05:32